L’aménagement du van ðŸš

Notre projet de créer un mini camping-car était confirmé et nous avions déjà toutes les clés en mains pour y arriver : le van, le budget, une idée de l’aménagement et les outils pour. Nous savions que la meilleure solution serait de loger dans une famille HelpX qui  nous accueillerait chez elle en échange de 4 heures de travail par jour. Cela nous permettait de faire des économies sur la nourriture et l’hébergement durant l’aménagement de notre van, mais surtout d’avoir les outils nécessaires à la réalisation de celui-ci.

Créer son propre van était un rêve que nous avons réalisé. Alors oui, c’est un gros investissement comparé aux nombreux touristes qui achètent un van pour voyager. Mais nous sommes heureux d’avoir réaliser ce projet et fiers du résultat.

LE TRAVAIL EN AMONT

Nous ne sommes pas arrivés en Nouvelle Zélande sans projet, nous y avons beaucoup réfléchi en amont. Même si certaines étapes de l’aménagement seraient différentes en temps réel (où pire, on aurait pu craquer sur un van déjà aménagé), il était important pour nous de savoir ce que l’on voulait.

Quel type de véhicule ?

Nous étions partis sur l’idée d’un Ford Transit, ce qui correspond généralement à un intérieur avec une place conducteur, une place passager à l’avant, une porte latéral et une porte à l’arrière. Finalement, nous avons un Mercedes Sprinter (ancienne ambulance), il n’y a donc pas de porte latérale.

Il faut se poser plusieurs questions, même si l’élément déterminant restera le budget.

La marque du véhicule ? En plus d’influencer sur le prix, la marque du véhicule reste importante : Y’en a t’il beaucoup en ventes dans le pays où vous voulez acheter votre véhicule ? Est-ce une marque fiable, avec un moteur fiable ? Les pièces sont-elles facilement accessibles ? (Si c’est une marque européenne dans un pays où les voitures sont principalement japonaises) C’est donc un Mercedes Sprinter (mais avec une coque différente à l’arrière car c’est une ancienne ambulance)

L’année ? le kilométrage ? C’est deux éléments sont malheureusement sont ceux qui vont le plus définir le prix d’achat, avec le type de véhicule. Notre van est de 2009 (automatique) et a 350.000kms (c’est le point le plus négatif pour nous)

Quel taille ? Pour le savoir, il faut vous poser les bonnes questions : De quelle hauteur ? Est-ce essentiel pour vous de tenir debout à l’intérieur, et d’avoir un lit dans la largeur sans être écraser comme une sardine ? On ne pouvait pas trouver mieux à ce prix là. L’espace à l’arrière est énorme, Alexis tient debout et peut dormir en largeur sans problème ! La coque à l’arrière est plus grande qu’un Mercedes Sprinter classique ou qu’un Ford Transit.

Se préparer à construire sa maison sur roues

Savez-vous comment aménager son van ? Nous, non. Du moins pas au début. Il y a beaucoup de choses à savoir faire, comme l’isolation, l’électricité, se servir d’une perceuse…

Pour mieux comprendre, dans la partie suivante nous expliquerons en détail notre préparation en amont en France.

VAN ACHETÉ : L’AMÉNAGER MAINTENANT !

L’aventure commence pour nous ! Comme vous le savez, nous avons acheté une ancienne ambulance. Notre projet pour les prochaines semaines ? Transformer cette ambulance en un mini camping car. Mais il ne faut pas se précipiter. Ce n’est pas si simple de s’imaginer le van fini quand il n’y a rien à l’intérieur.

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  • Etape 1 : Connaître son aménagement

⚠️ Attention. Cette étape est la plus longue. ⚠️

En France
Les idées, au départ, sont vagues et nombreuses, il ne faut pas avoir envie de faire du tri. J’ai beaucoup regardé sur Pinterest, cela donne plein d’idées, et cela permet de voir ce que les autres ont faits. Il faut se poser la question sur « qu’est ce qui revient souvent ? » et donc en conclure « c’est donc plus pratique de faire ça », ou simplement « Comment imagines-tu ton van ? »

Nous avions prévu d’acheter un Ford Transit. En recherchant sur internet, nous sommes tombé sur un plan 3D qui était exactement ce que nous recherchions (Ouf Alex n’a pas dû perdre des heures à apprendre le logiciel SketchUp), je vous ai mis le lien de la page sous la photo. Leur site est super bien expliqué et ce sont des français également !

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lien ici

De vrais plans de l’aménagement seront à faire lorsque nous aurons acheté le véhicule pour prévoir :

  • Les installations électriques : prises, lumières et frigo
  • L’équipement électrique : le panneau solaire, la seconde batterie, le convertisseur volt, le régulateur solaire
  • L’extérieur : fenêtres, grilles d’aération, contre-cadre (ventilateur), toile extérieure, moustiquaire
  • La cuisine : plan de travail (plaques de cuisson, lavabo, réservoirs d’eaux propres et usées, pompe à pieds), frigo, poubelle
  • La salle de bain : Cabine avec toilettes, pompe de douche
  • La chambre : Le lit et les rangements sous le lit, les placards de rangement
  • La salle à manger : chaises (sièges passagers tournants? Ou autres chaises fixes) et table

En Nouvelle Zélande
Même si nous nous étions beaucoup renseignés à l’avance, on vous mentirait si l’on vous disait que nous n’avions pas fait de changements au fur et à mesure de l’avancé du van. Posez vous, réfléchissez à ce que vous voulez faire, à ce que vous êtes sûrs de construire et si tous vos plans en amont fonctionneront. Qu’est ce que vous voulez vraiment ? Y’a t’il des sacrifices à faire ?

Quels sont les avantages d’avoir acheté une ancienne ambulance :

Il y avait de gros points positifs à acheter une ambulance, comme ne pas avoir à faire l’isolation, les fenêtres, le placage, le revêtement et installer les bases électriques. C’est d’ailleurs pour cela que nous n’avons pas eut la même organisation d’aménagement que prévu. Nous nous sommes intéressés à l’électricité assez tard. Un autre atout que contenait l’ambulance : les rangements à l’arrière ! Mais ils nous ont également posé problème…

Les principales questions que l’on s’est posées :

Image1LA SALLE DE BAIN a été un très long débat entre nous. J’avais l’idée en tête d’en avoir une dans notre van, je ne pouvais pas imaginer autrement. C’était un peu mon rêve d’avoir une vraie salle de bain ! En Australie, comme sûrement les 95% des backpackers, nous n’avions ni d’endroit pour les toilettes ni pour la douche. Nous avions des toilettes chimiques, que nous avons dû sortir du placard deux fois, lorsque nous étions vraiment dans un endroit perdu. Pour les douches, nous trouvions toujours un camping pour se laver, ou l’autre alternative était les lingettes bébé (ce qui marchait très bien !). Pour ce qui était de notre nouveau projet, nous voulions une pièce dédiée aux toilettes chimiques, avec une paume de douche en hauteur et un bac de douche sous les WC, ce qui nous aurait permis de nous laver assis. (comme sur la photo)

Finalement, après avoir installés les tasseaux du lit, nous nous sommes rendu compte que 1- l’espace n’était pas si suffisant et que 2- les placards en hauteur étaient dérangeants et couper dans la fibre de verre aurait été un travail trop compliqué. De plus, nous avions la place de mettre nos toilettes derrière le siège passager, ce qui nous laissait l’arrière libre pour créer un bel espace de vie.

Les difficultés rencontrées :

Notre organisation ! C’est très dur de partir de zéro car on ne sait jamais ce dont on va avoir besoin pour avancer. Alors même si on notait un maximum ce qui nous manquait, on a dû aller à Bunnings un milliard de fois. Nous n’étions pas en ville, donc devoir conduire jusqu’à un magasin de bricolage prend au moins 30 minutes aller. Passer l’après-midi dehors pour revenir et découvrir qu’il nous manque encore quelque chose pour avancer, c’est très frustrant. Et pourtant, ça nous ait arriver plus de fois que ce que vous pouvez imaginer.

  • Etape 2 : Le nettoyage

En France
Nous nous imaginions vider le van et devoir casser la cloison qui sépare l’espace sièges à l’avant de l’arrière.

En Nouvelle Zélande
Nous avons commencé par désinfecter tout l’intérieur, du sol au plafond. Supprimer des éléments tels qu’un revêtement de plan de travail, des barres en métal au plafond, de l’ancienne colle…

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  • Etape 3 : Le placage et l’habillage

En Nouvelle Zélande
Les premiers coups de pinceaux :
Je me suis beaucoup posé la question « Que vais-je mettre sur les murs pour cacher ce côté blanc et triste d’une ambulance ? » Quand l’intérieur est vide, c’est difficile de l’imaginer fini. Je m’intéressais beaucoup à l’esthétique qu’allait avoir notre van, et arrivée ici je ne savais plus quoi faire, j’étais perdue. J’ai alors compris tout le sens de la phrase « avoir du mal à se projeter ». Je ne savais plus quoi choisir, sur quelle ambiance allions-nous partir, ou quel ton de couleur. (Est-ce vraiment important ? Pour moi, ça l’était).

Les premiers jours, nous avons peint les rebords des placards en blanc qui paraissaient trop « grossiers », trop imposant en noir. Alors vous allez me dire « c’est blanc mais tu peins en blanc ». Vrai, mais du coup le noir était vraiment trop imposant c’était la première chose que l’on voyait.

Je me suis après demandée si ce n’était pas mal de mettre du papier peint sur les murs, j’avais en tête des fausses briques, ou des fausses planches de bois. Alexis ne trouvait pas ça utile, et m’a convaincu que ça ne matcherait pas avec les rebords arrondis des fenêtres. Il me disait surtout qu’après tous les meubles, on ne verra plus beaucoup les murs (ce que j’avais du mal à croire).

Le sol :
Nous avons acheté des morceaux de vinyle effet bois, qui se fixent au sol avec de la colle inclut avec les lattes. L’application est super simple. Nous avions déjà un sol et par raison de simplicité, nous ne l’avons pas enlevé et posé le vinyle par dessus.

Le plafond :
Oui, c’est au début que l’on aurait dû s’y mettre, mais on n’était pas vraiment sûr de faire quelque chose avec le plafond. Finalement, on s’en ait préoccupé que bien plus tard, après avoir fait l’espace cuisine. Donc attention spoiler, les 4 prochaines photos vous dévoileront une petite partie de la cuisine.

Après avoir pris les mesures et dessiner un plan du plafond (avec le bon nombre de lattes), voici comment nous avons fonctionné planche par planche :

  • Appliquer de la colle
  • Poser la planche sur le plafond
  • Bien la tenir le temps qu’Alexis pré-perce la planche avec un foret, change l’embout de la viseuse et viser ensuite

Oui car après deux essais ratés (les planchent se fissuraient si on essayait de les fixer directement, est-ce parce qu’elles étaient trop tordues ?) il a fallu trouver une solution car nous n’avions plus vraiment de joker. (et il aurait encore fallu faire un aller retour à Bunnings youpi…..) Finalement, le foret a vraiment bien aidé, même si ça nous a pris plus de temps que prévu.

Alex a tiré les fils électriques et fait 4 trous pour les faire passer. Nous avions acheté de nouvelles lumières pour faire plus sympa que celles précédentes qui-faisaient-vraiment-ambulance.

De plus, nous avions une différence de hauteur de plafond. Au centre, le plafond était plus profond. Le père d’Alexis nous a trouvé une belle idée : pourquoi ne pas jouer avec cet espace ? On a trouvé l’idée cool. (Elle a juste demandé plus de réflexions et de calculs)

On a également peint les planches. Encore une fois, ne faîtes pas comme nous… Nous avions supprimé l’idée de peindre les planches car après tous mes tests pour faire un effet vieilli ont échoué. Une fois de plus, quelqu’un est arrivé à notre rescousse : Victor, le grand ami d’Alex nous a convaincu à retenter. Cette fois, nous sommes allés à Bunnings d’un air déterminé, et nous sommes tombé sur quelqu’un de très patiente, qui a pris du temps pour nous expliquer. C’est alors qu’on a compris que si mes essais ont mal tournés, c’est simplement car les deux couleurs que nous utilisions étaient deux teintures, au lieu d’une teinture et d’une peinture basique (pas toujours évident de comprendre les magasins de bricolage en anglais).  Du coup, nous avons peint après avoir posé les planches (lol je ne le vous recommande pas).

J’ai donc poncé pas mal au départ, puis appliqué une couche de mon « stain » en couleur « black ». Je n’ai appliqué qu’une couche car je ne voulais pas que ce soit trop foncé (une seule couche permet d’avoir des tons gris avec parfois du marron), et évidemment par flemmardise-justifiée.

  • Etape 4 : L’espace chambre

En France
Il y avait bien quelque chose dont nous étions d’accord dès le départ, c’était le lit fixe. Ayant connu l’expérience en Australie d’un canapé dépliable-en-lit qui ne nous servait que en lit car zéro-envie-de-faire-le-lit-tous-les-jours, nous ne recommenceront pas l’expérience. De plus, nous avions tous les deux en tête l’idée d’avoir un lit à une certaine hauteur pour avoir le frigo et de grands rangements en dessous. Nous avons également réfléchi à quelques rangements en hauteur. Après mûres réflexions, le lit collé à la porte arrière sera fixe et latéral. Le mettre en latéral permet un gain de place considérable, alors monsieur du haut de ses 1 mètre 80, devra certainement se plier un peu ou se tourner légèrement en diagonale car un van comme un Ford Transit fait généralement 1mètre80 de largeur (sans compter l’isolation).

En Nouvelle Zélande
Quelle bonne nouvelle ! Alexis ne devra pas se serrer dans notre belle et grande ambulance.
Le frigo et le lit seront à l’endroit prévu dans nos plans faits en France. Le frigo a été placé très rapidement.Il sera installé directement à la batterie secondaire. Faîtes attention à votre section de câble en fonction du nombre de mètre que sépare votre batterie au frigo. (voir explications ici). Pensez également à mettre un fusible pour protéger votre réfrigérateur. Pour le caisson, Alex l’a créé en laissant une ouverture basse à l’arrière ainsi qu’une ouverture haute sur le devant permettant une bonne ventilation et un bon fonctionnement du frigo.

Les tasseaux pour l’ameublement du lit ont été l’une des premières choses que l’on a fait. Le lit dans sa largeur fera donc 1m90 sur 1m40. Pour la hauteur, nous nous sommes basés sur le frigo, il nous permet un poids supplémentaire pour supporter le futur lit. Ça nous permet également de ne pas condamner les deux portes à l’arrière, car les poignets restent accessibles. 

Voici ci-dessous les idées que nous avions pour mettre nos lattes que nous avions acheté. Le trait en rouge serait un tasseau en plus à rajouter pour avoir un support de plus. Maintenant que nous savions comment les placer, nous les avons conserver jusqu’au dernier moment et fixer juste avant de mettre le matelas (c’est-à-dire après tous les gros travaux!!). Nous avions bien fait car il y a eut beaucoup d’allers-retours, et les lattes nous auraient vraiment compliquées la tâche.

  • Etape 5 : La cuisine

L’étape la plus longue pour nous (après « connaître son aménagement »).

En Nouvelle Zélande
Le frigo :
Comme expliqué dans la partie d’avant, le frigo a été l’un de nos premiers achats. Acheté neuf en 12V, c’est un investissement que l’on espère mettre en avant lors de la vente. En Australie, malgré un panneau solaire sur le toit, notre frigo ne tenait pas la nuit car il marchait en 240V. Cette fois-ci, nous voulons vraiment être autonome pendant plusieurs jours en électricité.

Le réservoir d’eau sale :
Nous connaissons à présent nos plans. Le réservoir d’eau sale sera directement sous l’évier, avec 70L de capacité d’eau sale. Alexis a coupé la fibre de verre (comme vous voyez sur la photo 2) pour faire dépasser le réservoir, qui rejoint un placard accessible par l’extérieur. (que vous apercevez sur la photo 3)

(la pompe électrique ne sera finalement pas sous le réservoir comme on le voit sur la photo)

Le plan de travail et la base du meuble de cuisine :
Nous nous sommes basés sur la hauteur de notre premier « meuble » déjà existant (ce qu’on appelle notre meuble correspond au placard accessible par l’extérieur). Nous avons acheté une belle planche de bois épaisse pour notre plan de travail de cuisine, qui arrivera jusqu’à notre lit. Elle nous a permis de prendre chaque mesures pour créer notre cuisine, mais la planche ne sera fixé que vers la fin, pour des raisons de facilités (plus simple pour nous de créer l’intérieur de notre meuble si le plan de travail n’est pas posé).

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On commence par faire la base, avec des tasseaux et des planches de bois plus fines (6mm d’épaisseur pour certaines et 9mm pour d’autres).

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Ensuite, nous nous sommes mis à la découpe de notre plan de travail. Il fallait faire quatre découpes : une grande pour notre évier, une grande pour nos plaques de cuisson, un petit pour notre mitigeur et un dernier petit pour notre robinet. Après avoir réfléchi à l’intérieur de notre meuble, nous avons posé une autre planche entre l’évier et la gazinière. Alexis a également fait des trous pour prévoir les connectiques liés à l’eau et le gaz.

(notre plan de travail n’est toujours pas collé, il est simplement posé)
Notre robinet était un achat assez intelligent car il pouvait s’étirait et en le faisant passer par la fenêtre, il nous servirait également de paume de douche à l’extérieur)

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L’intérieur de notre meuble de cuisine :
Après de longue réflexions, nous avons décidé de créer un placard sous l’évier pour y mettre une poubelle, et des produits ménagers. Il s’ouvrira grâce à deux portes.

Pour la partie de droite, nous avons créé trois tiroirs. Celui du bas fera la hauteur du réservoir d’eau sale et sera donc plus petit. Attention… TUTO faire des tiroirs : Déterminer l’emplacement des rails. Un rail est composé de deux parties : la première est fixée sur le mur, et la deuxième est fixée avec une planche, qui sera la base du tiroir. Difficile à comprendre ? Voici la vidéo démonstrative :

Après avoir fixé la planche aux rails extérieurs, on s’attaque aux rebord des placards. Dans notre cas, nous avons retiré quelques centimètres de hauteur par rapport à l’espace possible dans le meuble. On prend donc les mesures, on découpe et on fixe avec une colle forte que l’on laisse poser ! Ne vous fiez pas trop au visuel, l’habillage des tiroirs est la prochaine étape !

Finalement, faire des tiroirs ce n’est pas si compliqué, il faut juste avoir beaucoup de patience.

Tout à été calculé pour faire en sorte que le meuble de cuisine soit conçu le plus proprement possible. A quoi correspondait l’habillage ? Pour nous, c’était une planche de bois de 1,8 cm d’épaisseur. Nous les avons fixé sur chaque tiroir grâce à de la colle et des vis. C’est à la toute fin que nous avons pu mettre les poignets.

C’est à ce moment-là que nous avons pu le plan de travail.

La crédence :
Une première pour nous ! Disons que c’était notre petit kiff. Encore une fois, je m’étais mise l’idée dans la tête avant de venir… Ce n’est pas forcément adapté pour un van, mais on trouvait l’idée amusante. Et finalement, tout le monde peut le faire ! Il suffit simplement d’avoir quelques morceaux de carrelage, de la colle type « pâte », et du joint. Bon, on a aussi acheté la machine à découper le carrelage, car on ne se voyait pas tenter de couper les mosaïques avec un clou comme on nous a conseillé. C’était cool et ça donne vraiment un charme à notre cuisine.

Les installations d’eau ou de gaz :
(faîtes après l’installation du panneau solaire et de la seconde batterie)
On ne s’était pas vraiment renseignés sur cela. Tout d’abord, on n’imaginait pas avoir un chauffe-eau ou une pompe électrique. Avoir de l’eau chaude dans un van est vraiment un luxe pour faire sa vaisselle ou encore prendre une micro douche. La pompe électrique n’étant pas si cher, nous avions opté pour cela plutôt qu’une pompe à pied (notre idée de base) ou une pompe manuelle (qui n’était vraiment pas pratique en Australie). Pour toutes ces installations, nous avons fait appel à un spécialiste. Les connexions liés au gaz doivent obligatoirement être faîtes par un professionnel. Vous n’en avez peut-être sûrement jamais entendu parlé car la plupart des voyageurs utilisent un réchaud portable avec de petites bonbonnes de gaz. Lorsque vous avez une grosse bouteille de gaz dans un van ou un camping car, l’installation doit être contrôlée pour minimiser le risque de danger. D’ailleurs, nous avons bien fait car le monsieur nous a expliqué que nous ne pouvions pas avoir dans la même pièce des éléments de gaz avec des éléments électriques. Au départ, nous pensions tout mettre dans le placard. Finalement, nous avons dû déplacer le chauffe eau et la pompe électrique à l’intérieur (car fuite de gaz + activation du chauffe eau électrique = explosion). Le spécialiste, avec l’aide d’Alexis, s’est occupé de toutes les installations. Il a créé une ventilation pour le chauffe-eau, et une aération pour chaque réservoir d’eau. Il s’est également occupé des connectiques de l’évier aux réservoirs, et de la gazinière à la bouteille de gaz. La certification avec toutes les heures de travail nous ont coûté $800. Alors oui c’est cher (et encore Alexis et lui ont passé au moins 8 heures dessus), mais nous sommes très contents du résultat. Nous avons vraiment quelques chose de propre, c’est ce qui fait toute la différence avec un van classique et nous pouvons dire aujourd’hui que l’on est dans un petit camping-car.

  • Etape 6 : Le coin salle à manger

En France
Une salle à manger qui sera peut être étroite. Un lit permanent, une grande cuisine, une salle de bain… Ce n’est pas un 20m², il ne faut pas trop rêver… Mais nous avions longuement réfléchi et la meilleure idée que l’on a eut était de tourner le siège passager pour optimiser l’espace.

En Nouvelle Zélande
L’idée du siège tournant était bonne, mais impossible dans notre cas. car il y a une séparation entre l’espace de conduite et l’espace de vie. Et comme nous avions oublié l’idée de la salle de bain, à nous la belle salle à manger !

La table et les chaises :
Première étape, faire nos banquettes. Alexis a été ingénieux car elles ont été créées de sorte à en faire des rangements facilement accessibles par le dessus.

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Pour la table, l’idée était d’en avoir une pliable. Après réflexions, nous nous sommes demandé pourquoi ne pas faire une table fixe tout simplement. Une simple planche de bois (peint par nos soins), 3 équerres et le tour est joué. Si vous optez pour cette option, vérifiez bien que vos équerres ne vous gêneront pas lorsque vous serez assis.

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Les rideaux :
Rien de plus simple à faire. Nous avons pris les mesures et avons acheté les rideaux souhaités. Comme nos fenêtres sont longues mais pas hautes, nous avons pu découper le rideaux en deux pour faire chaque côté, il a simplement fallu plier et coller les bords découpés ainsi que refaire des trous pour faire passer les crochets. Nous avons ensuite fixé les barres en métal puis installer les rideaux.

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Les derniers tiroirs / le dossier banquette :
Nous avions de la place, il fallait donc en profiter. Nous avons créer un espace de rangement entre la deuxième banquette et le lit, ce qui permettait d’obtenir un dossier. Cet emplacement sera composé d’un rangement ouvert en bas, d’un tiroir au dessus et d’une niche côté lit qui servira de table de nuit. Nous en avons profité pour installer un épicier à gauche de frigo.

La couture :
Alors pour nos banquettes, matelas ou pas ? Ca a été un long débat, qui au départ n’avait pas lieu d’être car nous n’étions pas du tout parti pour. Les trois jours de couture à la main en Australie nous avait suffit pour les dix prochaines années. Finalement, la famille chez qui nous logeons nous a convaincu et prêter sa machine à coudre, et avoir un matelas sous nos fesses quand on mange est dix fois plus agréable ! Alors on va casser tout de suite le stéréotype des femmes, c’est Alexis qui s’en ai chargé car je n’en étais pas du tout capable. Ce n’est pas fait pour moi et je ne sais pas si ça le sera un jour. Alex s’en est très bien sorti grâce à un lien sur internet.

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  • Etape 7 : L’installation électrique

Notre van étant une ancienne ambulance, elle était déjà équipée d’une seconde batterie et d’un coupleur séparateur. Cependant, tous les anciens gyrophares ont été retiré mais pas leur câble. Il y en avait donc une quantité incroyable, ce qui nous a valu un petit tour chez un garage spécialisé dans le domaine électrique de faire un peu de ménage là dedans. Maintenant que certains câbles ont été retirés, nous pouvions envisager notre nouvelle installation électrique.

Le panneau solaire et son régulateur :
Le panneau solaire sera relié à un régulateur solaire qui lui-même sera relié à la batterie. Le régulateur solaire permet de contrôler la charge et la décharge de la batterie du capteur solaire). Nous avons évalué notre consommation électrique et donc décidé de prendre un gros panneau solaire de 390W et un régulateur MPPT 40A, ainsi qu’une batterie 200Ah. Pour fixer le panneau solaire sur le toit, nous avons demandé conseil sur un groupe Facebook français « Objectif : aménager on fourgon soi-même ! » car nous ne voulions pas percer le toit mais le coller. Alex pensait au départ à du scotch double face de la marque 3M. Les retours étaient bons mais on nous conseillait pluôt d’utiliser de la colle Sikaflex et notamment cette référence : 552AT. C’est donc ce que nous avons fait.

Pour ce qui est du régulateur, nous l’avons placé dans le placard entre le siège conducteur et l’espace de vie à l’arrière. Les câbles sont donc cachés, le boîtier aussi par la même occasion. Alex y a placé une planche de bois pour ne pas faire chauffer le régulateur sur la moquette.

Les lumières :
Alexis s’est occupé de changer toutes nos petites lampes en LED sous les placards existants. Nous avons aussi posé deux barres LED au dessus de la crédence pour deux bonnes raisons 1- c’est sympa d’avoir beaucoup de lumières quand on cuisine le soir et 2- ça permet aussi de cacher le haut de la crédence sur un mur pas très droit.

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Après avoir tiré les câbles et posé le plafond, il fallait relier les fils du plafond avec ceux des lumières, rien de très compliqué : il faut simplement savoir lequel est rouge, lequel est noir. Pour les assembler, Alex s’est mis à la soudure. Une fois la soudure posée, les fils tiennent comme du béton, il n’y a plus qu’à installer la lampe au plafond. Pour nous, il fallait fixer trois vis puis insérer la lampe dedans en l’emboîtant. C’est parti pour faire les trois autres !

Nous avons également changé les deux lampes extérieurs qui consommaient beaucoup par des lampes LED.

La dernière installation a été notre beau plafond. Nous avons posé une bande led au centre, derrière notre faux plafond. Grâce à notre « carte de la NZ », notre plafond fait tout le charme de notre ambulance.

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  • Etape 8 ou finale : La décoration et les finitions

Grilles d’aération :
Pour une bonne circulation de l’air dans le van, il est nécessaire d’installer des aérations, une basse et une haute. Ainsi l’air « frais » rentre par le bas et ressort par le haut. Dans notre cas, nous n’avons pas eut besoin de nous en occuper dès les premiers jours. Pour l’installation, Alex a fait un trou à la scie cloche et a découpé puis coller des bouts de moustiquaire pour éviter que les insectes rentrent dans le van. Pour la fixation, il a réutilisé du sikaflex, simple et efficace.

Moustiquaires :

Cacher les défauts :

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Le résultat :

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4 commentaires sur « L’aménagement du van ðŸš »

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